Il est possible de produire du contenu adaptés aux personnes avec des difficultés de communication ou de compréhension (en raison d’un handicap, ou par une mauvaise maitrise du français par exemple).

FALC : Facile à lire et à comprendre

Le FALC (« Facile à lire et à comprendre ») est une méthode portée par l’UNAPEI (Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis), un regroupement de 500 associations.

Les contenus rédigés en FALC suivent un ensemble de bonnes pratiques classées par thématiques et priorités.

Extrait de la checkliste FALC : un tableau affiche une liste de bonnes pratiques, et leur priorité : 
Les personnes handicaptées intellectuelles ont-elles participé à l'écriture du document ?
Les informations sont-elles placées dans un ordre facile à suivre et à comprendre ?
...
Extrait de la checkliste FALC

Un document FALC doit obligatoirement être conçu avec l’aide de personnes handicapées intellectuelles. Pour rédiger des documents en FALC, on peut donc se faire accompagner par des ESAT (Établissement et Service d’Aide par le Travail). Ces établissements médico-sociaux aident à la (ré)insérertion sociale et professionnelle des personnes en situation de handicap.

➡️ Pour aller plus loin :

RLS : Référentiel de langage simplifié

Par la suite, ces bonnes pratiques ont été formalisé sous la forme d’un référentiel pour une rédaction de contenus alternatifs en langage simplifié (RLS).

Le référentiel RLS est un outil pour les professionnels de l’accessibilité. Il se présente sous la même forme que le RGAA. Il s’appuie sur trois ressources :

Le RLS permet d’auditer un contenu pour s’assurer qu’il est facile à lire et à comprendre.

Écrire du français simplifié

Le FALC et le RLS s’adressent à des personnes handicapées intellectuelles. Certaines règles notamment ne sont pas adaptés à du texte courant :

  • Les nouvelles phrases commencent toujours sur une nouvelle ligne.
  • Il y a des images pour aider les gens à comprendre de quoi parle le texte.

Mais un certain nombre de ces bonnes pratiques sont applicables dans tous les contextes, pour tout le monde. Ce sont d’ailleurs des recommandations classiques en UX Writing :

  • Les phrases sont courtes, et utilisent des mots faciles à comprendre.
  • Les termes complexes sont expliqués.
  • Le même mot est utilisé tout au long du document pour dire la même chose.
  • Les phrases sont tournées à la voix active, et de manière positive plutôt que négative.
  • Seules les informations utiles sont données.
  • Les titres sont clairs et pertinents.
  • Les énumérations sont affichées sous forme de liste.

Récemment tous les habitants de France ont pu se confronter au jargon de l’administration française en remplissant des « attestations de déplacement dérogatoire ». La version FALC illustre très bien qu’il est possible de rédiger ce contenu autrement :

  • « Je m’appelle… » pour « Je soussigné » ;
  • « Je remplis cette attestation à chaque fois que je sors. » pour « En application de l’article 1er du décret du 16 mars 2020 portant réglementation des déplacements dans le cadre de la lutte contre la propagation du virus Covid-19… »
  • « Pour sortir un peu pas loin de chez moi » pour dire « déplacement brefs, à proximité du domicile, lié à l’activité physique individuelle des personnes »
  • etc.

Et pour vous, quelle version est la plus agréable à lire ?

Merci à Luce, Marie et Olivier pour leurs éclaircissement précieux sur les différences entre FALC et RLS.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s